Partage de la Connaissance des Vins et de leurs Terroirs

Soirée Bordeaux-Margaux : BAMA

Soirée exceptionnelle, domaine exceptionnel.

Le décor est planté avec cette verticale du Château Bel Air Marquis d’Aligre, BAMA pour les intimes. Les vins de Mr Boyer (93 ans) ne voient pas le bois et sont élevés 3 ans en cuvés bétons.  Ils sont seulement commercialisés au bout de 10 à 12 ans suivant les millésimes. Nous nous rendons compte de l’impact climatique entre les millésimes froids et chauds. Nous parcourons les années en débutant par 2012, puis dans l’ordre 2010, 2009, 2004, 2003, 1998, 1995. Sept millésimes qui nous font voyager à travers le temps avec un peu de nostalgie pour ce retour en arrière. A noter que parfois, jusqu’à 5 cépages Bordelais sont assemblés dans certains millésimes ! : le Cabernet sauvignon, le merlot, le cabernet franc (rare sur la rive gauche), le petit verdot et le malbec.

Passons à la dégustation. Les vins sont ouverts 13 heures avant la soirée.

En ce qui concerne des bouchons, ils sont intacts, de bonne qualité, et peu imbibés de 2012 à 2004.

Pour 2003, les bouchons ne sont pas trop imbibés mais ils sont souples et fragiles.

Pour 1998, le bouchon est bien imprégné et très fragile. Il est temps de le remplacer.

Pour 1995, les bouchons ont été changés donc pas de souci. A noter qu’aucune bouteille n’est bouchonnée pendant la soirée.

Nous laissons reposer 15 à 30 minutes les vins dans les verres avant de les déguster. Ils se doivent d’être bien aérés.

Seul 1998 et 1995 seront servi directement dans les verres afin de les déguster de suite.

BAMA : le-rayas-de-Margaux

Video : La route des Margaux

L’histoire du Château : La RVF raconte


Château Bel Air Marquis d’Aligre 2012

Le millésime 2012 à Bordeaux n’est pas un millésime d’anthologie.

En cause, les abondantes pluies qui favorisèrent les attaques des maladies cryptogamiques. Les vignerons durent se battre contre les ennemis de la vigne mais aussi contre la dilution.

Les baies de raisins ne furent pas très homogènes, rendant difficile les maturités. Heureusement, le temps redevint plus stable dès le mois d’août, évitant le pire.

Les raisins sains purent terminer leur maturité mais des tris drastiques furent nécessaires dans les vignes. Le mois de septembre fut plus favorable et confirma finalement la possibilité de produire un millésime correct.

Globalement, les vins à dominante merlot se révèlent meilleurs que ceux où le cabernet-sauvignon est très majoritaire car ce cépage a plus souffert de sa maturité tardive que le précoce merlot qui a pu être ramassé avant les pluies

Les meilleurs rouges du Médoc comme du Libournais présentent des équilibres très digestes sur la finesse et la délicatesse. Il ne fallait surtout pas trop extraire ou trop appuyer les élevages sur ce millésime !

Vin-Etonnants (2017): La robe est un peu plus sombre, avec une évolution un peu plus marquée. Le nez est plus foisonnant, plus mûr, avec un fruit plus solaire, des épices plus douces, avec l'impression d'avoir déjà un "bouquet" comme disait les anciens.La bouche est plus ample, plus généreuse, avec une matière soyeuse, caressante, et une tension plus marquée (mais sans la moindre raideur). Presque schisteuse dans l'esprit. Là, c'est le Margaux dans ce qu'il a de plus sensuel, presque frivole. La finale est plus intense, avec une mâche un peu plus appuyée. À l'âtre de cheminée s'ajoute un goût de terre fraîchement retournée (so Bourgogne), de mûre, et puis un peu de cuir et d'épices

Ce millésime démontre bien la difficulté des derniers jours avant les vendanges. Il devait être grand mais la nature en a décidé autrement ! C’est un vin sur des notes olfactives généreuses, des saveurs gustatives généreuses et plaisante. Sur les fruits rouges /noirs, mures, cassis, framboises, des épices et du menthol. L’ensemble est fin, élégant, frais, racé. La persistance est moyenne, très légèrement chaleureuse.  Les tanins sont fins, élégants, mais il lui manque de la profondeur et du fond pour tenir quelques années. c est bon en ce moment et je dirais à boire maintenant car il n’ira pas bien loin  dans le temps


Château Bel Air Marquis d’Aligre 2010

  • Le 2010 est indéniablement l’une des plus grandes réussites jamais enregistrées à Bordeaux, particulièrement pour les vins rouges. Venant juste après le 2009, très beau lui aussi, 2010 s’affirme comme un millésime plus classique.
  • Les grands crus du Médoc dévoilent un fruit parfaitement mûr, explosif. Les vins, affichent une belle acidité et une structure tannique impressionnante, qui permet de présager d’une très longue garde. En fait, pour les rouges, tous les curseurs sont à leur maximum ou presque. Il y a à la fois une maturité optimale des raisins qui gardent cependant une superbe fraîcheur, ce qui n’a pas toujours été le cas en 2009, par exemple.
  • Les spécialistes le rapprochent donc de 2005, autre très grand millésime de la décennie qui, comme 2010, sera un millésime de très grande garde.
  • On sent une trame formidable en bouche, mais elle est relativement peu expressive sur le plan aromatique. Tout le contraire d’un 2009 qui a toujours été aimable dans sa jeunesse, facile à apprécier sur son fruit.
Couleur rouge noirâtre lumineuse, modérément translucide et relativement jeune. Nez sec, frais et quelque peu sobre de baies noires ronces, quelques feuilles de laurier, de légères notes charnues de ragoût de bœuf, des tons minéraux légers graveleux, une pointe croquante de groseille rouge et une touche de cerise fraîche. Le vin est sec, moyennement corsé et un peu austère en bouche avec des saveurs un peu maigres de framboises, de fer sanguin, quelques cerises noires fraîches, des tons floraux clairs, un peu de minéralité graveleuse et une pointe de groseille. La sensation générale est équilibrée et harmonieuse avec l’acidité modérément élevée et les tanins moyens bien élevés. La finale est longue, sèche et propre avec des saveurs détendues de minéralité graveleuse, quelques groseilles rouges, un peu de prune rouge acidulée, de légères notes de sang et un soupçon d’herbes séchées.

Le fruit ici est plus sur la fraîcheur et les saveurs inclinées vers les baies croquantes plutôt que les fruits mûrs et noirs. 
Les tanins sont légers et faciles probablement à cause du style très peu extrait de Jean-Pierre Boyer. 
Dans l’ensemble, un bel effort, mais toujours très fermé et trop jeune pour la consommation - même après 4 heures de décantation, le vin n’a vraiment pas donné grand-chose.
Très probablement, il ne  s’ouvrira pas avant son 20e anniversaire. 

Ce millésime démontre bien toute sa grandeur, son énergie et son potentiel de garde. c est un vin rond,  puissant, élégant , racé ,  chaleureux. Ses notes olfactives sont très généreuses, comme les saveurs gustatives sur les fruits rouges bien mures cassis, mures, framboises. Beaucoup d’épices, beaucoup de jus et de pureté dans ce vin. Les tanins sont souples et soyeux. La persistance est remarquable par sa profondeur et ses quelques notes salines en fin de bouche. Le confort en bouche est fort agréable et remarquable. L’aération de 15 heures lui à fait le plus grand bien. Attention, en fin de soirée, il se refermait sur lui-même. Un vin superbe, je dirais même magnifique, à attendre quelques années. Gros potentiel de garde devant lui. Au moins 15 ans minimum. Un grand vin sans élevages sous-bois.

Bravo Mr Boyer


Château Bel Air Marquis d’Aligre 2009

  • Nez sur la cerise kirschée, la terre et les champignons.
  • C’est assez sec mais les tanins sont quasiment intégrés
  • C’est un peu hors sol, précieux et suranné voire moyenâgeux.
  • Au fil du temps, le côté sec disparaît et cela devient classieux style cercle anglais monocle moustache et haut de forme. dernière goutte sur la terrasse au soleil et…
  • Il y avait un arôme en finale que je n’arrivais à qualifier à la dégustation.
  • Pas franchement gênant, pas désagréable mais bizarre « ça sent le ciment.
  • pour le côté précieux et aristo anglais cherry de cette bouteille. Un vin hors du temps. A attendre.

Ce millésime démontre bien que l’énergie et le potentiel de garde va être long, voir très long. C’est très complexe, les notes olfactives sont serrées, voir fermées. On perçoit beaucoup d’épices et de fruits noirs avec des notes chaleureuses. Les saveurs gustatives sont complexes avec un fruit noir très épicés. C’est un vin très chaleureux, ample, élégant, charpenté, racé, avec des tanins souples , élégants .   La persistance est très profonde. l ensemble est charnu avec de la mâche et du fond .Mais malgré l’aération, le vin se libère difficilement.  Quelques notes de fruits noirs épicés nous apparaissent. Un millésime à oublier au fond de la cave. Ce sera un grand, voir très grand vin de la rive gauche !


Château Bel Air Marquis d’Aligre 2004

  • LPV 2021 : Robe d’un rubis assez intense, nez assez peu expressif de sous-bois et d’encens.
  • En bouche le vin est conforme à mes attentes d’un BAMA gracieux, séduisant, aux arômes tertiaires de sous-bois sans jamais sacrifier le fruit.
  • Un vin léger mais pas fluet, long sans être puissant mais surtout hyper digeste.
  • Difficile de dire s’il ira loin, mais je trouve qu’il n’a pas changé par rapport à la dernière bouteille bue il y a 4 ans.
  • Ce 2004 reste très aristocratique et pas si évident d’approche, pour amateurs de ce type de vins graciles

La surprise de la soirée, le vin qui vous enchante, le vin de plaisir immédiat au bout de 19 ans de garde et d’attente ! ses notes olfactives sont très généreuses et charmeuses, comme les saveurs gustatives, sur des fruits noirs, mures, cassis. Énormément d’épices, de menthol et un peu de réglisse. Très peu chaleureux, c’est un vin généreux, charmeur, gracieux, élégant, charnu, rond, racé, très confortable en bouche. Les tanins sont souples et soyeux, la persistance est profonde et très agréable. C’est très charnu et il y a de la mâche. C’est très très bon !  Peut-être le vin de la soirée qui nous à le plus séduit. Très bon et abordable. il possède encore quelques années de garde devant lui. Une réussite pour ce domaine. Bravo


Château Bel Air Marquis d’Aligre 2003

  • LPV 2022 :nez de fruits rouges très mûrs. Attaque un peu sèche, stricte. Tanin strict jusqu’en fin de bouche, ressort une jolie note fruitée cependant. Finale chaude.

DÉGUSTATION :
• Robe : Rouge reflets brun-orangé, l’évolution classique d’un vin de plus de 20 ans
• Nez : très joli nez, profil fin, fruité, avec des notes végétales nobles
• Bouche : La bouche est superbe d’élégance, très belle expression de fruité dynamique, associé à des notes florales très pures. Tanins d’une grande sapidité, croquants, déliés. Beaucoup de saveur dans la chair et une continuité de bouche impressionnante. Grande réussite !
• Température de service : entre 16-18 ° C
• A son apogée :  déjà plaisant après, garde d’une quinzaine d’années.
• Conseil dégustation  : Ouvrir la bouteille la veille du repas ou au moins 5h avant.
• Accord Mets/Vins : Parfait aujourd’hui, il est conseillé de l’apprécier seul, ou escorté par une viande mijotée ou un petit gibier.

Année caniculaire qui démontre bien toute la difficulté du vignoble Bordelais pour les années à venir. Cela ne va pas être facile et il va falloir trouver absolument des solutions. Ce 2003 le démontre bien par des notes olfactives chaleureuses, des fruits noirs en compotée très très mures. Les saveurs gustatives sont très complexes : fruits noirs en compotée très mures voir cuits, des épices et des notes chaleureuses dominantes. Ce vin est ample, charpenté, puissant . Les tanins sont un peu durs.  l équilibre n’est pas vraiment au top . Le vin reste profond, reste bien en bouche, mais c’est très chaleureux. Nous ressentons en fin de bouche des notes balsamiques.  A l’aveugle, le Margaux est absent et il a perdu son identité. Il se rapprocherait plus du Languedoc ! oui, c’est surprenant, voir déroutant.  2003 montre bien la sur-maturité des raisins et la concentration. – Quel avenir pour ce vin ? je n’ais pas la réponse. Aujourd’hui, ce vin me laisse perplexe pour son avenir, nous verrons bien.

Petite déception en ce qui me concerne …


Château Bel Air Marquis d’Aligre 1998

  • Nez très complexe, d’une intensité importante. Dense, harmonieux, sur le caramel, la fleur d’acacia, le camphre, le poivron, la réglisse, sur des notes épicées, de fruits noirs, du poivre.
  • L’attaque en bouche est vraiment soyeuse, souple, élégante. Quel touché de bouche et quelle finesse. Très belle fluidité. L’équilibre à ce stade de la dégustation est en parfaite harmonie.
  • Nous sommes plus au moins dans les profondeurs de l’appellation, tout en gardant de la fraicheur. Les tanins à ce stade ne sont point en vue. Une pointe d’acidité est bien présente et accompagne l’ensemble.
  • L’allonge est interminable et l’empreinte finale en phase avec le nez, très profonde.
  • Quel vin ! La salle est aux anges et se régale. Bravo Eric pour cette découverte qui à conquit tout le monde.

Ouverture 6 heures avant  la dégustation

LPV 2022 : nez fin, mûr, légère note végétale. Texture délicate, grain de tanins fin, élégance du milieu de bouche, finesse. Finale sur le fruit rouge mûr, délicate.
La robe est foncée, orangée sur les bords
Le nez net ,pas très puissant mais bien sur les fruits rouges.Je note cassis,cerise,un peu de cuir, de végétal aussi (forêt au petit matin)
La bouche autrement agréable que la précédente au volume moyen en longueur ,fruitée avec toujours cassis, cerise et notes orangées ici. finesse des tannins
La finale est soyeuse et doucement adhérente avec de longues saveurs savoureuses de cassis frais, quelques notes automnales de caractère feuillu sous-bois et herbacé, de légères notes prunelles de prunes noires fanées, un peu de racine de réglisse, une pointe charnue d’umami riche et une touche de minéralité pierreuse.

Fin de bouche nette, fruitée, prégnante et longueur juste correcte.
Un très beau vin bien dans le style du château

Déjà dégusté il y a deux ans, il m’avait séduit et conquit. C’est grâce à lui que la verticale a eu lieu ! Un vin qui se déguste encore mieux aujourd’hui. Les notes olfactives sont généreuses, charmeuses, complexes. Les saveurs gustatives sont complexes, sur des notes tertiaires, des fruits noirs épicés, de la truffe, de la réglisse et du tabac. C’est un vin élégant, charmeur, fin, suave, racé., les tanins sont souples. Très beau confort en bouche sur une matière enrobée comme 2004. La persistance est très profonde. L’équilibre est redoutable. C’est très bien fait et abouti.  Il est superbe en ce moment, allez-y avant qu’il n’attaque la pente douce. C’est très bon, et c’est le deuxième vin de la soirée pour moi.


Château Bel Air Marquis d’Aligre 1995

  • Un millésime exceptionnel dans toutes les appellations du Bordelais.
  • Un été torride et sec profita aux raisins d’une parfaite maturité.Malgré l’abondance de la récolte, de nombreux châteaux pratiquèrent des sélections rigoureuses ainsi que des rendements limités afin d’obtenir une concentration optimale.
  • Très homogènes, les vins sont riches, onctueux et parfaitement équilibrés.
  • Couleur rouge rouille modérément translucide et assez évoluée.
  • Nez vieilli, charnu et un peu tertiaire mais toujours merveilleusement vibrant avec des arômes de cassis mûr, des notes terreuses évoluées, quelques myrtilles, un peu de gibier sanglant, des tons floraux parfumés légers, une douce pointe de fruits noirs flétris et une touche de richesse balsamique.
  • Le vin est sec, assez acide et un peu maigre en bouche avec un corps moyen et des saveurs harmonieuses et savoureuses de canneberges croquantes et de groseilles mûres, quelques notes acidulées d’airelles, un peu d’umami charnu, de légères notes sanguines de fer, des notes herbacées de poivron cuit et d’amertume à base de plantes et une touche sucrée de raisin noir.
  • La structure repose davantage sur l’acidité élevée tandis que les tanins moyens résolus contribuent davantage à la texture soyeuse
  • La finale est longue, savoureuse et modérément adhérente avec des saveurs sèches et évoluées de viande de gibier, une amertume de cerise aigre, un peu de vieux cuir, de légères notes sucrées de cassis flétri, un soupçon de viande séchée de bœuf et une touche d’herbes séchées

Ce millésime, présenté comme grand, démontre bien tout le potentiel qu’il avait par le passé. Aujourd’hui, il lui reste encore quelques marqueurs et un peu d’énergie pour résister au futur. Les notes olfactives sont encore généreuses, comme les saveurs gustatives de fruits rouges comme la groseille, la framboise et la mure. Il a des notes d’épices du menthol (abondants) et un peu de truffe. C’est vin élégant, fin, aérien. Les tanins sont fondus. La persistance en bouche n’est hélas plus aussi profonde. Elle serait plutôt aérienne, évanescente. Cela reste un vin plaisant qui manque un peu de fond. Il possède encore un peu d’énergie, mais pour combien de temps ? il a du surement fait son job dans le passé et séduit beaucoup de dégustateurs. Un vin qui attaque la pente douce sans être trop sur le déclin…  Si vous en avez en cave, surtout, ne l’ouvrez pas trop tôt avant votre repas au risque de le perdre.


Voilà une très belle soirée qui se termine. Une fois de plus, nous avons pu constater à quel point la nature avait son importance sur chaque vendange. Le choix du vigneron vient ensuite.  On peut faire de grand Bordeaux sans apport de bois. Nous avons tous appréciés.  Un grand merci Eric pour nous avoir fait découvrir ce domaine, et merci pour cette verticale. Un privilège pour nos dégustateurs.DS

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  1. Isabelle

    Avec un peu de retard. Très belle présentation pour faire connaissance avec le domaine BAMA.
    Ma première participation à une dégustation verticale, une très belle découverte et très intéressante expérience. Ce qui m’a permis de comprendre l’importance du facteur climat dans l’élaboration d’un vin à travers la dégustation de ces différents millésimes . Très beau domaine où l’on retrouve la passion d’un vigneron .
    Mes années préférées 2004 et 2010.

  2. Jean-Christophe

    Une superbe verticale, qui m’a permis de déguster des vins gracieux, élégants et d’une grande finesse.
    Ma préférence va au Château Bel Air Marquis d’Aligre 1998 (note de 4/5) pour ses goûts de citron, d’épices et de réglisse. C’est un vin qui s’arrondit en fin de bouche avec une belle longueur.
    Mon second choix va au Château Bel Air Marquis d’Aligre 2004, pour sa longueur en bouche, où l’on sent beaucoup de fruits et surtout des fleurs. Vin très gracile. N’étant plus si jeune, je n’aurai plus la possibilité de le gouter d’ici quelques années, dommage !

  3. Anne M

    Superbe verticale autour du BAMA, je n’étais pas une grande fan des Bordeaux comme Alexandra, mais là je dois dire que j’ai été conquise par l’engagement et la passion de ce vigneron exceptionnel, avec des vins non commercialisés avant 10 ans minimum!
    Quelle chance de gouter à ces vins avec la PCVT!

    Cet atelier m’a permis de me rendre compte vraiment de l’impact du climat sur les arômes des vins, ayant tous le même assemblage avec principalement le Cabernet Sauvignon (60%) et Merlot (30%).
    ex: la claque entre 2012 et 2003 : sur le 1er, on sent la mure, le cassis, mais les raisins n’ont pas eu assez de soleil et manquent en maturité …..versus 2003 (canicule en France) ou on a un nez sur la réglisse, nez de dingue, concentré aromatique et de l’alcool en bouche. On aurait dit un vin du Sud!

    A mon gout, 1995 était pour moi trop évolué (cerise au kirsh, fruits noirs compotés), j’ai moins apprécié.

    Mes préférés:
    1) 2004 : année froide, très beau nez sur le fruit, équilibré et complexe en bouche (sous bois, encens, épices)
    2) 2010 : année chaude: , rondeur et soyeux en bouche, très agréable

  4. Yves S

    Superbe atelier.Superbe verticale.Supetbe découverte qui est singulier dans le Margaux.Ici,il faut de la patience avant de déguster. Mes cuvées préférées ont été le 1998,puis le 2010 et enfin le 2003. Dans cette verticale,les cuvées 1995 et 1998 étaient bien différentes des autres car apparaissent le côté tertiaire.le 1998 a une belle structure tout en finesse,agréable et soyeux tandis que le 1995 présente des arômes tertiaires ,d’une certaine fluidité avec le pruneau en arrière plan qui annonce que nous sommes sur l’apogee voir le déclin de cette cuvée
    Comparons 2003 et 2004 avec une climatologie différente. Le 2003 présente une aromatique exubérante,voir entêtante avec une belle concentration frisant la surmaturation.il pourrait me lasser à la longue.il reste néanmoins court malgré une belle attache. Le 2004 présente un nez complexe, agréable.Equilibre et chaleureux,il a une faible persistance malgré une belle mâche
    La climatologie du 2009 et 2010 similaire apporte étrangement un nez différent ,l’un frais,l’autre discret.le 2010 enrobe bien,fluide avec une faible persistance.le 2009 laisse passé une saveur kirchee,belle acidité,moins enrobant.un vin de garde assurément
    Pour finir,le 2012,avec des arômes floraux, a une sensation de bois qui n’est autre que la présence du petit verdot. Un peu apre, faible rondeur et faible persistance,cette cuvée n’a pas marqué les esprits. Ne devrait pas aller loin
    Pour finir,bravo à tous les dégustations, à Eric bernardin et à monsieur Boyer pour avoir su garder l’esprit originel du Margaux

  5. TOURNAY Juliette

    Une seconde soirée de dégustation impressionnante, avec une verticale de Margaux, du domaine Château Bel Air Marquis d’Aligre (BAMA), de 2012 à 1995. C’est ce genre de soirées qui permet de comprendre l’impact de la météo sur les différents millésimes et leur potentiel de garde…
    On a voyagé dans le temps nous permettant de rencontrer des millésimes ensoleillés /caniculaires et d’autres à tendance pluvieuse, et le résultat n’est pas du tout le même, ni en intensité, en aromatique ni même en persistance en bouche.
    Me concernant, le 1998 et le 2004 étaient incroyables (en quelques mots : générosité, puissance, belle palette aromatique, confort en bouche et magnifique longueur !

    Une superbe soirée. Merci à Mr Boyer pour ce très beau travail qui perdure à travers le temps.

  6. Alexandra

    Moi qui ne suis pas une grande fan des vins de Bordeaux souvent trop « boisés  » à mon goût j’ai découvert avec le domaine BAMA des vins d’une grande finesse. J’ai été impressionnée par ce que pouvaient encore apporter des vins si anciens : 1995 pour le plus vieux !
    Mais ma préférence a été pour le 2004, au nez sublime et prometteur, très doux en bouche avec une bonne persistance, sur le fruit et les épices.
    Très belle soirée ! Merci au grand vigneron Mr Boyer, et à la PCVT. Merci à Yves et Pascal pour leur présentation très fouillée, intéressante, dynamique… un vrai travail de passionnés !

  7. Alexandre

    Encore un bel atelier à la PCVT, découverte d’un domaine de Margaux mettant en avant son terroir. On a pu découvrir l’influence du climat sur les différents millesimes. Il faut s’armer de patience pour que les vins de Monsieur Boyer révèlent toutes leurs saveurs. Ma préférence va pour le 1998 puis ensuite 2004 et 2010. Le 2009 quant à lui est très prometteur mais il faut encore attendre quelques années avant son apogée.

  8. Christine

    Très belle découverte pour cette verticale de BAMA ! J’ai adoré !
    Mes préférences vont pour : le 1998 avec cette élégance et finesse en bouche, plein de saveurs, un vrai régal ; le 2004 pour cette belle harmonie en bouche entre épices et fruits rouges ; le 2010, belles saveurs en bouche avec des tannins soyeux et ce côté salin en fin de bouche.
    Merci à Yves et Pascal pour cette présentation !

  9. Marie Lise

    Mon tiercé gagnant le 1998, 2010 et 2004. 1998 est très équilibré, pierre à fusil épices et fruits rouges, au nez
    Grande finesse et longueur en bouche.
    Le 2010, nez sur le kirsch, explosif, et offre une bonne longueur en bouche. Vin qu’on peut boire ou garder. 2004 nez pierre à fusil épicé et fruits rouges, long en bouche et délicieux avec du comté.

  10. Pascal

    Très bel atelier avec un domaine pour le moins atypique de l’appellation Margaux. Ma préférence va encore au 98 qui est vraiment à son apogée tout en finesse. Ensuite je mets le 2010 pour son nez exubérant, on attendra encore patiemment 10 à 15 ans avant de le boire. En 3, je mets le 2004 qui met en valeur les 20 % de petit-verdot, avec ses épices. Le 2009 était très discret, il faudra attendre encore une dizaine d’années avant qu’il ne se révèle.

  11. Frédéric LAGARRIGUE

    Whaouu.. quelle découverte ce Margaux. On apprend la patience, calmement, n’hésitant pas à attendre 15 à 20 ans pour ce Margaux d’exception. « Grand Cru Exceptionnel » comme écrit sur l’étiquette. et c’est exact. Le 2009 et le 1998 étant mes préférés.

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