Partage de la Connaissance des Vins et de leurs Terroirs

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Soirée formation : Les vins et vignobles de Bordeaux

Une soirée consacrée aux vins et vignobles de Bordeaux ce mercredi 6 mars pour le groupe Formation avec Olivier Delorme (www.olivier-delorme.fr).


La complexité des dénominations, des classements, des régions et sous-régions, des méthodes de vinification ont fait que la soirée s’est terminée plus tardivement qu’à l’accoutumée.

Les connaissances (inépuisables ?) de notre formateur, qui se voulait le plus exhaustif possible, ont rempli une bonne partie de l’atelier avant de démarrer les dégustations.

Mais les 18 participants (une première avec l’effectif Formation au complet ) n’ont pas perdu une miette des informations et anecdotes qu’Olivier nous raconte avec toujours autant d’humour et de passion.

Nous avons compris que l’achat d’une bouteille de Bordeaux est complexe ; outre la renommée du domaine il faut savoir lire l’étiquette pour savoir, par exemple, s’il s’agit d’un vin ou d’un second vin.


Olivier nous a aussi expliqué en détail les différentes périodes qui ont marqué le vignoble bordelais (phylloxera ,classification 1855 et 1955 et ensuite 2012) pour terminer sur la période actuelle de grande récession avec non seulement l’arrachage obligatoire des vignes en quantité importante, mais aussi et surtout les difficultés de vente de la production.


Coté dégustation nous avons découvert 2 blancs suivis de 4 rouges.

A noter l’élevage en futs de chêne quasiment systématique qui donne au vin un gout boisé marqué, ce qui n’est pas forcément du gout de tout le monde


BLANC

Bordeaux Blanc sec, Château Mémoire 2021, Opale.

Bio. Sauvignon (70%) et Sémillon (30%). 2021. Coté boisé marqué.

Bordeaux Blanc moelleux, Cadillac, Château Mémoires, Grains d’or 2021.

Bio. Sauvignon (70%) et Sémillon (30%). Arômes marqués et agréables de marmelade d’orange.


ROUGE

Lalande-de-Pomerol, Domaine du Grand Ormeau 2019.

Merlot, Cabernet Franc et Cabernet-Sauvignon. 2019.

Médoc, Château Le Temple Cru Bourgeois 2016.

Cabernet-Sauvignon, Merlot et Petit Verdot.

Saint-Emilion Grand cru (second vin). Château de Ferrand 2019,

Le différent. Merlot (87%), Cabernet Franc (12%) et Cabernet-Sauvignon (1%).

Saint-Emilion Grand Cru classé. Château de Ferrand 2016.

Merlot. Cabernet Franc et Cabernet-Sauvignon.


Encore une belle soirée riche en informations. Nous sommes ressortis augmentés…

Soirée Bordeaux-Margaux : BAMA

Soirée exceptionnelle, domaine exceptionnel.

Le décor est planté avec cette verticale du Château Bel Air Marquis d’Aligre, BAMA pour les intimes. Les vins de Mr Boyer (93 ans) ne voient pas le bois et sont élevés 3 ans en cuvés bétons.  Ils sont seulement commercialisés au bout de 10 à 12 ans suivant les millésimes. Nous nous rendons compte de l’impact climatique entre les millésimes froids et chauds. Nous parcourons les années en débutant par 2012, puis dans l’ordre 2010, 2009, 2004, 2003, 1998, 1995. Sept millésimes qui nous font voyager à travers le temps avec un peu de nostalgie pour ce retour en arrière. A noter que parfois, jusqu’à 5 cépages Bordelais sont assemblés dans certains millésimes ! : le Cabernet sauvignon, le merlot, le cabernet franc (rare sur la rive gauche), le petit verdot et le malbec.

Passons à la dégustation. Les vins sont ouverts 13 heures avant la soirée.

En ce qui concerne des bouchons, ils sont intacts, de bonne qualité, et peu imbibés de 2012 à 2004.

Pour 2003, les bouchons ne sont pas trop imbibés mais ils sont souples et fragiles.

Pour 1998, le bouchon est bien imprégné et très fragile. Il est temps de le remplacer.

Pour 1995, les bouchons ont été changés donc pas de souci. A noter qu’aucune bouteille n’est bouchonnée pendant la soirée.

Nous laissons reposer 15 à 30 minutes les vins dans les verres avant de les déguster. Ils se doivent d’être bien aérés.

Seul 1998 et 1995 seront servi directement dans les verres afin de les déguster de suite.

BAMA : le-rayas-de-Margaux

Video : La route des Margaux

L’histoire du Château : La RVF raconte


Château Bel Air Marquis d’Aligre 2012

Le millésime 2012 à Bordeaux n’est pas un millésime d’anthologie.

En cause, les abondantes pluies qui favorisèrent les attaques des maladies cryptogamiques. Les vignerons durent se battre contre les ennemis de la vigne mais aussi contre la dilution.

Les baies de raisins ne furent pas très homogènes, rendant difficile les maturités. Heureusement, le temps redevint plus stable dès le mois d’août, évitant le pire.

Les raisins sains purent terminer leur maturité mais des tris drastiques furent nécessaires dans les vignes. Le mois de septembre fut plus favorable et confirma finalement la possibilité de produire un millésime correct.

Globalement, les vins à dominante merlot se révèlent meilleurs que ceux où le cabernet-sauvignon est très majoritaire car ce cépage a plus souffert de sa maturité tardive que le précoce merlot qui a pu être ramassé avant les pluies

Les meilleurs rouges du Médoc comme du Libournais présentent des équilibres très digestes sur la finesse et la délicatesse. Il ne fallait surtout pas trop extraire ou trop appuyer les élevages sur ce millésime !

Vin-Etonnants (2017): La robe est un peu plus sombre, avec une évolution un peu plus marquée. Le nez est plus foisonnant, plus mûr, avec un fruit plus solaire, des épices plus douces, avec l'impression d'avoir déjà un "bouquet" comme disait les anciens.La bouche est plus ample, plus généreuse, avec une matière soyeuse, caressante, et une tension plus marquée (mais sans la moindre raideur). Presque schisteuse dans l'esprit. Là, c'est le Margaux dans ce qu'il a de plus sensuel, presque frivole. La finale est plus intense, avec une mâche un peu plus appuyée. À l'âtre de cheminée s'ajoute un goût de terre fraîchement retournée (so Bourgogne), de mûre, et puis un peu de cuir et d'épices

Ce millésime démontre bien la difficulté des derniers jours avant les vendanges. Il devait être grand mais la nature en a décidé autrement ! C’est un vin sur des notes olfactives généreuses, des saveurs gustatives généreuses et plaisante. Sur les fruits rouges /noirs, mures, cassis, framboises, des épices et du menthol. L’ensemble est fin, élégant, frais, racé. La persistance est moyenne, très légèrement chaleureuse.  Les tanins sont fins, élégants, mais il lui manque de la profondeur et du fond pour tenir quelques années. c est bon en ce moment et je dirais à boire maintenant car il n’ira pas bien loin  dans le temps


Château Bel Air Marquis d’Aligre 2010

  • Le 2010 est indéniablement l’une des plus grandes réussites jamais enregistrées à Bordeaux, particulièrement pour les vins rouges. Venant juste après le 2009, très beau lui aussi, 2010 s’affirme comme un millésime plus classique.
  • Les grands crus du Médoc dévoilent un fruit parfaitement mûr, explosif. Les vins, affichent une belle acidité et une structure tannique impressionnante, qui permet de présager d’une très longue garde. En fait, pour les rouges, tous les curseurs sont à leur maximum ou presque. Il y a à la fois une maturité optimale des raisins qui gardent cependant une superbe fraîcheur, ce qui n’a pas toujours été le cas en 2009, par exemple.
  • Les spécialistes le rapprochent donc de 2005, autre très grand millésime de la décennie qui, comme 2010, sera un millésime de très grande garde.
  • On sent une trame formidable en bouche, mais elle est relativement peu expressive sur le plan aromatique. Tout le contraire d’un 2009 qui a toujours été aimable dans sa jeunesse, facile à apprécier sur son fruit.
Couleur rouge noirâtre lumineuse, modérément translucide et relativement jeune. Nez sec, frais et quelque peu sobre de baies noires ronces, quelques feuilles de laurier, de légères notes charnues de ragoût de bœuf, des tons minéraux légers graveleux, une pointe croquante de groseille rouge et une touche de cerise fraîche. Le vin est sec, moyennement corsé et un peu austère en bouche avec des saveurs un peu maigres de framboises, de fer sanguin, quelques cerises noires fraîches, des tons floraux clairs, un peu de minéralité graveleuse et une pointe de groseille. La sensation générale est équilibrée et harmonieuse avec l’acidité modérément élevée et les tanins moyens bien élevés. La finale est longue, sèche et propre avec des saveurs détendues de minéralité graveleuse, quelques groseilles rouges, un peu de prune rouge acidulée, de légères notes de sang et un soupçon d’herbes séchées.

Le fruit ici est plus sur la fraîcheur et les saveurs inclinées vers les baies croquantes plutôt que les fruits mûrs et noirs. 
Les tanins sont légers et faciles probablement à cause du style très peu extrait de Jean-Pierre Boyer. 
Dans l’ensemble, un bel effort, mais toujours très fermé et trop jeune pour la consommation - même après 4 heures de décantation, le vin n’a vraiment pas donné grand-chose.
Très probablement, il ne  s’ouvrira pas avant son 20e anniversaire. 

Ce millésime démontre bien toute sa grandeur, son énergie et son potentiel de garde. c est un vin rond,  puissant, élégant , racé ,  chaleureux. Ses notes olfactives sont très généreuses, comme les saveurs gustatives sur les fruits rouges bien mures cassis, mures, framboises. Beaucoup d’épices, beaucoup de jus et de pureté dans ce vin. Les tanins sont souples et soyeux. La persistance est remarquable par sa profondeur et ses quelques notes salines en fin de bouche. Le confort en bouche est fort agréable et remarquable. L’aération de 15 heures lui à fait le plus grand bien. Attention, en fin de soirée, il se refermait sur lui-même. Un vin superbe, je dirais même magnifique, à attendre quelques années. Gros potentiel de garde devant lui. Au moins 15 ans minimum. Un grand vin sans élevages sous-bois.

Bravo Mr Boyer


Château Bel Air Marquis d’Aligre 2009

  • Nez sur la cerise kirschée, la terre et les champignons.
  • C’est assez sec mais les tanins sont quasiment intégrés
  • C’est un peu hors sol, précieux et suranné voire moyenâgeux.
  • Au fil du temps, le côté sec disparaît et cela devient classieux style cercle anglais monocle moustache et haut de forme. dernière goutte sur la terrasse au soleil et…
  • Il y avait un arôme en finale que je n’arrivais à qualifier à la dégustation.
  • Pas franchement gênant, pas désagréable mais bizarre « ça sent le ciment.
  • pour le côté précieux et aristo anglais cherry de cette bouteille. Un vin hors du temps. A attendre.

Ce millésime démontre bien que l’énergie et le potentiel de garde va être long, voir très long. C’est très complexe, les notes olfactives sont serrées, voir fermées. On perçoit beaucoup d’épices et de fruits noirs avec des notes chaleureuses. Les saveurs gustatives sont complexes avec un fruit noir très épicés. C’est un vin très chaleureux, ample, élégant, charpenté, racé, avec des tanins souples , élégants .   La persistance est très profonde. l ensemble est charnu avec de la mâche et du fond .Mais malgré l’aération, le vin se libère difficilement.  Quelques notes de fruits noirs épicés nous apparaissent. Un millésime à oublier au fond de la cave. Ce sera un grand, voir très grand vin de la rive gauche !


Château Bel Air Marquis d’Aligre 2004

  • LPV 2021 : Robe d’un rubis assez intense, nez assez peu expressif de sous-bois et d’encens.
  • En bouche le vin est conforme à mes attentes d’un BAMA gracieux, séduisant, aux arômes tertiaires de sous-bois sans jamais sacrifier le fruit.
  • Un vin léger mais pas fluet, long sans être puissant mais surtout hyper digeste.
  • Difficile de dire s’il ira loin, mais je trouve qu’il n’a pas changé par rapport à la dernière bouteille bue il y a 4 ans.
  • Ce 2004 reste très aristocratique et pas si évident d’approche, pour amateurs de ce type de vins graciles

La surprise de la soirée, le vin qui vous enchante, le vin de plaisir immédiat au bout de 19 ans de garde et d’attente ! ses notes olfactives sont très généreuses et charmeuses, comme les saveurs gustatives, sur des fruits noirs, mures, cassis. Énormément d’épices, de menthol et un peu de réglisse. Très peu chaleureux, c’est un vin généreux, charmeur, gracieux, élégant, charnu, rond, racé, très confortable en bouche. Les tanins sont souples et soyeux, la persistance est profonde et très agréable. C’est très charnu et il y a de la mâche. C’est très très bon !  Peut-être le vin de la soirée qui nous à le plus séduit. Très bon et abordable. il possède encore quelques années de garde devant lui. Une réussite pour ce domaine. Bravo


Château Bel Air Marquis d’Aligre 2003

  • LPV 2022 :nez de fruits rouges très mûrs. Attaque un peu sèche, stricte. Tanin strict jusqu’en fin de bouche, ressort une jolie note fruitée cependant. Finale chaude.

DÉGUSTATION :
• Robe : Rouge reflets brun-orangé, l’évolution classique d’un vin de plus de 20 ans
• Nez : très joli nez, profil fin, fruité, avec des notes végétales nobles
• Bouche : La bouche est superbe d’élégance, très belle expression de fruité dynamique, associé à des notes florales très pures. Tanins d’une grande sapidité, croquants, déliés. Beaucoup de saveur dans la chair et une continuité de bouche impressionnante. Grande réussite !
• Température de service : entre 16-18 ° C
• A son apogée :  déjà plaisant après, garde d’une quinzaine d’années.
• Conseil dégustation  : Ouvrir la bouteille la veille du repas ou au moins 5h avant.
• Accord Mets/Vins : Parfait aujourd’hui, il est conseillé de l’apprécier seul, ou escorté par une viande mijotée ou un petit gibier.

Année caniculaire qui démontre bien toute la difficulté du vignoble Bordelais pour les années à venir. Cela ne va pas être facile et il va falloir trouver absolument des solutions. Ce 2003 le démontre bien par des notes olfactives chaleureuses, des fruits noirs en compotée très très mures. Les saveurs gustatives sont très complexes : fruits noirs en compotée très mures voir cuits, des épices et des notes chaleureuses dominantes. Ce vin est ample, charpenté, puissant . Les tanins sont un peu durs.  l équilibre n’est pas vraiment au top . Le vin reste profond, reste bien en bouche, mais c’est très chaleureux. Nous ressentons en fin de bouche des notes balsamiques.  A l’aveugle, le Margaux est absent et il a perdu son identité. Il se rapprocherait plus du Languedoc ! oui, c’est surprenant, voir déroutant.  2003 montre bien la sur-maturité des raisins et la concentration. – Quel avenir pour ce vin ? je n’ais pas la réponse. Aujourd’hui, ce vin me laisse perplexe pour son avenir, nous verrons bien.

Petite déception en ce qui me concerne …


Château Bel Air Marquis d’Aligre 1998

  • Nez très complexe, d’une intensité importante. Dense, harmonieux, sur le caramel, la fleur d’acacia, le camphre, le poivron, la réglisse, sur des notes épicées, de fruits noirs, du poivre.
  • L’attaque en bouche est vraiment soyeuse, souple, élégante. Quel touché de bouche et quelle finesse. Très belle fluidité. L’équilibre à ce stade de la dégustation est en parfaite harmonie.
  • Nous sommes plus au moins dans les profondeurs de l’appellation, tout en gardant de la fraicheur. Les tanins à ce stade ne sont point en vue. Une pointe d’acidité est bien présente et accompagne l’ensemble.
  • L’allonge est interminable et l’empreinte finale en phase avec le nez, très profonde.
  • Quel vin ! La salle est aux anges et se régale. Bravo Eric pour cette découverte qui à conquit tout le monde.

Ouverture 6 heures avant  la dégustation

LPV 2022 : nez fin, mûr, légère note végétale. Texture délicate, grain de tanins fin, élégance du milieu de bouche, finesse. Finale sur le fruit rouge mûr, délicate.
La robe est foncée, orangée sur les bords
Le nez net ,pas très puissant mais bien sur les fruits rouges.Je note cassis,cerise,un peu de cuir, de végétal aussi (forêt au petit matin)
La bouche autrement agréable que la précédente au volume moyen en longueur ,fruitée avec toujours cassis, cerise et notes orangées ici. finesse des tannins
La finale est soyeuse et doucement adhérente avec de longues saveurs savoureuses de cassis frais, quelques notes automnales de caractère feuillu sous-bois et herbacé, de légères notes prunelles de prunes noires fanées, un peu de racine de réglisse, une pointe charnue d’umami riche et une touche de minéralité pierreuse.

Fin de bouche nette, fruitée, prégnante et longueur juste correcte.
Un très beau vin bien dans le style du château

Déjà dégusté il y a deux ans, il m’avait séduit et conquit. C’est grâce à lui que la verticale a eu lieu ! Un vin qui se déguste encore mieux aujourd’hui. Les notes olfactives sont généreuses, charmeuses, complexes. Les saveurs gustatives sont complexes, sur des notes tertiaires, des fruits noirs épicés, de la truffe, de la réglisse et du tabac. C’est un vin élégant, charmeur, fin, suave, racé., les tanins sont souples. Très beau confort en bouche sur une matière enrobée comme 2004. La persistance est très profonde. L’équilibre est redoutable. C’est très bien fait et abouti.  Il est superbe en ce moment, allez-y avant qu’il n’attaque la pente douce. C’est très bon, et c’est le deuxième vin de la soirée pour moi.


Château Bel Air Marquis d’Aligre 1995

  • Un millésime exceptionnel dans toutes les appellations du Bordelais.
  • Un été torride et sec profita aux raisins d’une parfaite maturité.Malgré l’abondance de la récolte, de nombreux châteaux pratiquèrent des sélections rigoureuses ainsi que des rendements limités afin d’obtenir une concentration optimale.
  • Très homogènes, les vins sont riches, onctueux et parfaitement équilibrés.
  • Couleur rouge rouille modérément translucide et assez évoluée.
  • Nez vieilli, charnu et un peu tertiaire mais toujours merveilleusement vibrant avec des arômes de cassis mûr, des notes terreuses évoluées, quelques myrtilles, un peu de gibier sanglant, des tons floraux parfumés légers, une douce pointe de fruits noirs flétris et une touche de richesse balsamique.
  • Le vin est sec, assez acide et un peu maigre en bouche avec un corps moyen et des saveurs harmonieuses et savoureuses de canneberges croquantes et de groseilles mûres, quelques notes acidulées d’airelles, un peu d’umami charnu, de légères notes sanguines de fer, des notes herbacées de poivron cuit et d’amertume à base de plantes et une touche sucrée de raisin noir.
  • La structure repose davantage sur l’acidité élevée tandis que les tanins moyens résolus contribuent davantage à la texture soyeuse
  • La finale est longue, savoureuse et modérément adhérente avec des saveurs sèches et évoluées de viande de gibier, une amertume de cerise aigre, un peu de vieux cuir, de légères notes sucrées de cassis flétri, un soupçon de viande séchée de bœuf et une touche d’herbes séchées

Ce millésime, présenté comme grand, démontre bien tout le potentiel qu’il avait par le passé. Aujourd’hui, il lui reste encore quelques marqueurs et un peu d’énergie pour résister au futur. Les notes olfactives sont encore généreuses, comme les saveurs gustatives de fruits rouges comme la groseille, la framboise et la mure. Il a des notes d’épices du menthol (abondants) et un peu de truffe. C’est vin élégant, fin, aérien. Les tanins sont fondus. La persistance en bouche n’est hélas plus aussi profonde. Elle serait plutôt aérienne, évanescente. Cela reste un vin plaisant qui manque un peu de fond. Il possède encore un peu d’énergie, mais pour combien de temps ? il a du surement fait son job dans le passé et séduit beaucoup de dégustateurs. Un vin qui attaque la pente douce sans être trop sur le déclin…  Si vous en avez en cave, surtout, ne l’ouvrez pas trop tôt avant votre repas au risque de le perdre.


Voilà une très belle soirée qui se termine. Une fois de plus, nous avons pu constater à quel point la nature avait son importance sur chaque vendange. Le choix du vigneron vient ensuite.  On peut faire de grand Bordeaux sans apport de bois. Nous avons tous appréciés.  Un grand merci Eric pour nous avoir fait découvrir ce domaine, et merci pour cette verticale. Un privilège pour nos dégustateurs.DS

Château La Croix d’Armens  Saint-Emilion Grand Cru, « Cuvée Madeleine » 2015

nez : expressif, pas de surprise, on est à Bordeaux

arômes : fruits rouges noirs, mure, cassis, fraise, framboise, groseille (légère), cèdre, épices

attaque en bouche : souple, élégante, sur la finesse

équilibre : parfait, belle fraicheur bien mure, acidité présente qui accompagne l’ensemble, tanins souples et soyeux

allonge : assez longue et profonde

persistance et empreinte finale : en phase avec le nez, belle rondeur en fin de bouche

Mon avis : Un joli Saint-Emillion sans surprise, qui fait bien le job. Il se gardera en cave quelques années et nous sommes sur un prix très correct.

Très bien dans son ensemble

Soirée autour des vins du Château Cazebonne

La venue de Jean-Baptiste Duquesne est un événement pour l’association, recevoir dans nos murs le pirate de Bordeaux va nous permettre de découvrir une nouvelle génération de vignerons passionnés qui ont envie de bousculer les traditions Bordelaises. J’avais eu la chance de faire sa connaissance au cours d’une soirée en visio, grâce à notre ami Eric B, j’avais été conquis par ses vins que j’ai redégustés depuis.

Ce soir, nous allons déguster 10 de ses vins dont deux nouveautés, dont une très attendue, les cépages oubliés que Jean-Baptiste fait renaître sur les terres Bordelaises.

Allez, c’est parti pour une belle soirée de partage et d’échange entre Jean-Baptiste et nos adhérents. Merci aussi à Eric B qui nous a préparé et fait parvenir les vins sur Paris, un travail d’équipe.

Les blancs

Le conseil que je donnerai, c’est surtout d’aérer ces vins blancs dans leur jeunesse, le perlant se faisant ressentir, pour ma part cela ne m’a pas dérangé, de bien les servir à la bonne température, trop frais vous passeriez à coté de leurs fruits.

Les rouges

Aération à la bordelaise deux heures avant la soirée, indispensable pour apprécier les vins.

Voilà encore une soirée qui se termine.

Un grand merci à Jean-Baptiste d’être venu animer cette soirée, les adhérents on pu apprécier le travail accompli, des choix que l’on a pas souvent l’occasion de rencontrer, surtout sur Bordeaux.

Les avis sont partagés, c’est le but d’une soirée comme celle-ci. J’ai beaucoup apprécié les blancs. Sur les rouges, le Cabernet Sauvignon en mono cépage reste ma cuvée préférée, mes belles surprises reste le Malbec, et les cépages oubliés.

Pour info, j’ai redégusté le Grand Vin en rouge, le Merlot et la Cuvée 1900, 24 heures après c’était très bon et sur le fruit, le Merlot n’avait plus ce côté plus ou moins dérangeant avec son terroir, il s’était fondu dans la matière, avec un très bel équilibre. Et dégusté 48 heures après, sur une pièce de bœuf et un gratin dauphinois, juste sublime, tout en finesse, le Merlot et le 1900 était en accord parfait.

Didier

Château Cazebonne, Vin de France, « Cuvée 1900 » rouge 2020

Nez frais, très expressif, sur des fruits noirs/rouges, des épices, les fruits cuits, la confiture de fruits rouges et la groseille à maquereau. Quelle complexité dans ce nez !

L’attaque en bouche est sur la finesse, l’élégance et surtout la rondeur. L’équilibre est parfait, beaucoup de fraicheur douce, une acidité bien intégrée à l’ensemble et des tanins très souples. L’allonge est très longue, la persistance et l’empreinte finale en phase avec le nez.

Un vin avec beaucoup de charme, de gourmandise, c’est très bien fait, c’est très charmeur, une belle découverte qui a son prix.

Très bien ++

Château Cazebonne, Graves, « Le Grand Vin » rouge 2019

Dans l’assemblage final 65% de Merlot et 35% de Cabernet-Sauvignon

Nez très expressif, fruits noirs/rouges (mures, cassis), des épices, du menthol, des arômes floraux (rose, violette, pivoine), du poivre et du poivron.

L’attaque est superbe, beaucoup de finesse et d’élégance. L’équilibre est parfait, belle fraicheur bien mure, acidité présente pour apporter de la fraicheur, tanins souples et soyeux, sensation d’un joli boisé bien intégré à l’ensemble. L’allonge est assez longue et profonde, la persistance et l’empreinte finale en phase avec le nez.

Un vin plus dans le style de la région sans que le boisé soit important, un vin très agréable à déguster sur un ensemble charnu et élégant.

Très bien

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